vendredi 18 octobre 2019
Médias

Ma première interview, le bon niveau de vulgarisation à adopter

« L’interview qui m’a vraiment marquée est celle d’un chercheur canadien. Elle portait sur des concepts assez pointus en biologie moléculaire ; son propos était passionnant et je voulais le rendre passionnant. Je l’ai appelé et re-rappelé à de nombreuses reprises pour être sûr d’avoir bien compris le sens de ses propos.

Mon article est publié et deux jours plus tard, je reçois un appel du Canada... Inquiet, je me demande quelle erreur j’ai bien pu commettre ! Au bout du fil, le chercheur et il me confie : « Merci, ma femme comprends enfin ce que je fais ! Ça fait des années que j’essaie de lui expliquer et après avoir lu votre article, elle m’a dit : « Ah, mais tu fais ça ! Ce n’est pas si compliqué finalement ».

C’est là que j’ai compris que lorsqu’on veut faire de la vulgarisation scientifique et toucher juste, on doit pouvoir parler d’un sujet pointu aussi bien à un expert qu’à un néophyte. C’est un principe que je développe quand je fais des formations en médiation scientifique.

Cette interview là ma fait comprendre le bon niveau de vulgarisation qu’il faut savoir adopter. »

Interview réalisée à’l’occasion de la sortir de l’ouvrage, « Santé, science, doit-on tout gober ? » par Florian Gouthière