vendredi 22 novembre 2019
Santé publique

L’Université des déserts médicaux et numériques pour connecter tous les acteurs

Réunir des acteurs qui ne se parlent pas d’habitude pour lutter et trouver des solutions à la double peine des déserts médicaux et numériques

« J’attends de cette édition de l’Université des déserts médicaux et numériques une résonance bien plus importante que pour sa première édition en 2017 pour lutter et trouver des solutions à cette double peine. Ce sont des services et des départements qui ont souhaité cette seconde édition car les choses n’avançaient pas suffisamment au niveau national, certains départements et communes étant même exclus dans les discussions », explique Guillaume de Durat, Initiateur de l’Université des Déserts Médicaux et Numériques dont la seconde édition aura lieu les 20 et 21 septembre 2019 à Auzon, Lucenay-Lès-Aix.   

Une couverture numérique nécessaire pour connecter tous les acteurs
« On parle des déserts médicaux depuis extrêmement longtemps. On considérait que ces déserts n’étaient plus acceptables en 2017. Qu’a-t-on fait depuis pour avancer ? Les départements et les communes négocient directement avec les opérateurs, or il faudrait que les choses avancent de manière pragmatique. Que fait-on pour que nous ayons une couverture numérique digne de ce nom sur le territoire national ? Nous payons tous les mêmes cotisations sociales et les mêmes prix pour nos abonnements téléphoniques que nous habitions dans une grande ville ou dans un territoire moins couvert. L’idée de réunir des acteurs qui ne se parlent pas d’habitude a pour objet de susciter des échanges entre différents opérateurs - CHU, institutionnels, élus - pour savoir comment faire pour tous les connecter au bénéfice du citoyen, du patient. » 

Et demain, aurons-nous accès à un médecin de proximité ?
« Les Français sont en attente, ils n’ont pas envie de se retrouver isolés dans un territoire. Il y a quelques années, une mutuelle avait révélé que la principale préoccupation de ses adhérents était le niveau de remboursement, il y a quelques mois, c’était le reste à charge (RAC). Maintenant, les adhérents se demandent s’ils pourront consulter un médecin proche de chez eux. C’est une terrible régression. Essayons tous ensemble d’enrayer, voire d’inverser la tendance. » 

Une bonne couverture médiatique à défaut de couverture numérique !
« La presse spécialisée, France 3 et la presse régionale (PQR) portent un grand intérêt à l’Université des Déserts car la e-santé est mal perçue et le débat d’être soigné par des robots inquiète. Mais pour commencer, il faudrait déjà disposer d’un terminal de tiers payant connecté à un réseau pour bénéficier d’une e-prescription, comme par exemple recevoir une ordonnance ! Les médias digitaux sont eux aussi très présents ... mais qui n’atteignent que ceux qui ont accès au numérique ! » 

Abolir la double peine des déserts numériques et médicaux
« De nombreux partenaires médias - dont acteurs de santé Tv - couvriront l’événement cette année qui ont vraiment pris à cœur de diffuser et relayer les messages dans l’intérêt de tous les Français. Je ne suis que le porteur d’une idée, si tout le monde peut se l’approprier et véhiculer le message qu’il faut absolument oeuvrer à faire disparaitre la double peine des déserts numériques et médicaux. » 

Stéphanie Chevrel. 

Interview réalisée par acteurs de santé Tv, partenaire média de l’Université des déserts médicaux et numériques 2019 dont Guillaume de Durat est l’initiateur #UDMN @gdedurat @UnivDeserts

Informations & inscriptions : https://universitedeserts.fr/participant/